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Gérer l'irrigation pour améliorer la rentabilité !
Exemple d'audit d'un Système d'irrigation en Arabie Saoudite
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L'eau d'irrigation est l'un des principaux coûts de production des exploitations saoudiennes. Cela est lié à l'augmentation du prix de l'énergie, mais aussi à l'usure rapide des moteurs et des pivots et à la maintenance que cela suppose. Par ailleurs, les ressources en eau du Royaume ne sont pas illimitées. Une gestion optimale de l'eau en agriculture peut donc à la fois améliorer les résultats économiques des exploitations à court terme, et contribuer à prolonger dans le temps les capacités d'irrigation du Royaume.
Pour aller plus loin et évaluer le potentiel d'économies d'eau, un audit spécifique a été effectué dans une ferme saoudienne (blé dur, 4000 ha, 74 pivots) dans la partie du nord-ouest du pays. Cet audit avait en outre pour objectif d'analyser la capacité du personnel technique de la ferme à utiliser le système de gestion de l'eau proposé.
Méthodologie
Etape 1 : visite du site et rencontres avec le responsable d'exploitation et l'équipe technique pour faire le point sur la gestion de l'irrigation, et en particulier sur :
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le fonctionnement du matériel d'irrigation ;
- la réserve hydrique utile du sol ;
- les besoins en eau des cultures ;
- l'influence du stade phénologique et du climat sur les besoins des cultures.
Etape 2 : Etude in situ du fonctionnement des pivots pour déterminer la quantité d'eau moyenne apportée par chaque pivot ainsi que la distribution spatiale de l'eau le long des matériels pour un débit et une pression donnés. Cette analyse permet de savoir comment combiner l'utilisation des différents équipements pour fournir aux cultures la quantité d'eau nécessaire.
Etape 3 : installation de capteurs hydriques (tensiomètres) en fonction des caractéristiques du sol et de celles des pivots. Les capteurs permettront de savoir quand irriguer ; les règles de décisions en matière d'irrigation sont fonction de la profondeur et de la texture du sol, ainsi que du profil racinaire...
Etape 4 : l'ajustement entre les besoins de la plante et l'irrigation est évalué en utilisant la méthode du bac d'évaporation ainsi que les estimations au champ des coefficients culturaux ; ces informations sont actualisées tous les sept à dix jours et utilisées comme outil de suivi.
Résultats
Au cours de la période d'observation et d'étude, d'importantes économies d'eau ont été réalisées (plus de 30%) sans altérer le développement des cultures. Les gains seront encore plus importants lorsque la méthode aura été appliquée tout au long de la période de croissance.
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Impact d'un manque
d'eau
La réponse de la culture à un déficit hydrique dépend
de l'espèce et du stade de développement de la plante lorsque
survient le stress hydrique.
Espèces
Certaines cultures, comme le tournesol, sont peu sensibles et supportent
bien un déficit hydrique modéré. D'autres, comme
le maïs ou le ray-grass, sont davantage affectés par une pénurie
d'eau.
Stade de développement
Il est admis que la reproduction est la période la plus sensible
au manque d'eau. Cependant, alors qu'un stress sévère peut
affecter le rendement final (absence de fécondation, avortement,
etc), les chercheurs ont également démontré que dans
certains cas, un stress hydrique modéré peut avoir un impact
positif sur la production. En production de semences de trèfle
blanc par exemple, un stress hydrique modéré pendant la
floraison conduit à de meilleurs rendements et permet d'améliorer
la qualité des semences (Bissuel et al., 1994).
Impact d'un excès
d'eau
Outre les considérations purement financières, l'excès
d'eau peut avoir un impact sur les propriétés du sol en
régions arides et semi-arides. Récemment, la FAO a souligné
l'effet de l'irrigation sur l'équilibre salin du sol : "un
excès d'eau provoque des remontées de niveau de la nappe
phréatique. Le sol se comporte alors comme une éponge, entrainant
l'eau par capillarité vers la zone racinaire. L'eau s'évapore
alors, laissant un dépôt de sel sur les racines, ce qui perturbe
la capacité d'absorption des racines".
Trop d'eau peut également conduire à une asphyxie des racines,
ce qui réduit la quantité d'eau absorbée par la plante.
La plante se retrouve alors en situation de stress hydrique.
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